N’aie jamais peur de sauter, tu as tes ailes pour t’envoler. Et si pour toi elles sont invisibles, sache que quiconque te rencontre peut les observer se déployer.

21 Mar 2019

 

Elle aurait pu s’appeler Nadia. Fille du feu, femme flamme, le regard changeant comme une émotion. Mais Nadia, elle, ne vacille pas. Ne s’éteint pas. Sa volonté dévastatrice rappelle aux autres un incendie, qui ravage des forêts, décime les cimes des arbres. Admirer et craindre sa force.

Regard incisif, tranchant, ne laisse pas place au doute, surtout pas aux siens. Les épreuves lui offrent des preuves, des preuves de son abnégation, qu’elle ne faillit pas. Malgré les failles, jamais ne défaille. Parfois bien sûr elle a peur, la peur d’être si sûre. Effrayée par cette volonté débordante qui boue, fume, brûle. Alors elle crée, l’art comme exutoire, la plume comme étendard. Coucher par écrit les maux de la vie, des mots qui eux l’envient.

Être en compétition avec soi, Nadia l’affronte avec un choix. Celui de privilégier le plus simple, le plus accessible, ou au contraire avancer à tâtons dans le flou du destin. Le destin ne se subit pas, il se provoque, voici le secret de sa persévérance.

Et puis parfois aussi, elle aimerait obtenir les lignes de code. Connaître ce qui l’attend, une garantie de ce qu’elle entreprend. La peur d’avancer tête baissée sans se heurter, et surtout sans tomber.

 

Mais Nadia, tu sais, n’aie jamais peur de sauter, tu as tes ailes pour t’envoler. Et si pour toi elles sont invisibles, sache que quiconque te rencontre peut les observer se déployer. 

 

 

La suite ? 

 

Nous avons transmis la nouvelle à cette jeune femme avant sa publication. En réalité, Nadia se prénomme

Khadija. Dans un mail, elle nous a transmis ce qui suit : 

 

 

"Woooow ! Dès les premières lignes, je me suis demandée comment Nora pouvait autant me connaître, si elle avait fouillé dans ma vie jusqu’à ma tendre enfance ? C’est magnifiquement écrit et cela me correspond parfaitement. Tout feu tout flamme que je fus, avec l’âge et la maturité, j’ai appris à être plus sage et posée. J’ai parfois peur mais je garde ma flamme allumée. Les obstacles, ça me connaît et la persévérance aussi. « Le destin ne se subit pas, il se provoque », c’est ce qui me porte depuis toujours. C’est en effet le secret de ma persévérance. Quand mon corps faiblit, j’aimerais – parfois – qu’on me dise que tout va bien se passer, qu’on me rassure, qu’on me câline comme un bébé, et que même s’il m’arrive de tomber, je réussirais à me relever, encore une fois, la tête haute. Je n’ai jamais lâché et je ne lâcherai jamais. J’ai toujours eu une fascination pour les anges (instant confession : à l’époque de msn et des chats caramail #team87, mon pseudo était « petit_ange_2b »). Je n’oublierai donc jamais de déployer mes ailes 😊 J’ai beau eu sauter dans le vide (en parachute) avec une crainte phénoménale, je continuerai à en faire tout autant en prenant des risques à la hauteur de mes ambitions. Mille mercis pour ce magnifique texte touchant, émouvant et authentique."

Crédit Photo : johanberger_

 

 

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