Mathilde Castres "Partageons nos foulées pour atteindre là où nous souhaitons aller !"

12 Oct 2018

PLACE DE LA BATAILLE DE STALINGRAD 

 

Mathilde Castres, 38 ans est la fondatrice de la Sin Qua Non Run prévue le 13 octobre au Parc de la Villette. Ouverte à toutes et tous, son intention est de montrer, un an après #metoo,  que la société est prête à évoluer vers plus d’égalité et de respect. Au bord du canal de l’Ourcq, Mathilde revient sur son parcours et ses envies. Son rapport à la ville et la société. Un tout qui se cristalliserait en ces lieux.

 

« J’aime cet endroit pour l’eau. Cette symbolique de la circulation, de l’échange, des rencontres. Mais paradoxalement, c’est aussi un endroit où, le soir en tant que femme, je peux avoir peur de m’y aventurer.  Alors que faire ? Laisser ce lieu drainé par la peur ? Non, on doit l’investir comme la société pour qu’il puisse continuer à vivre. Tous ensemble ! Et la Sin Qua Non Run va dans ce sens !

 

L’idée de cette course m’est venue après avoir subi le harcèlement de mon employeur lorsque je travaillais à Montréal. En en parlant autour de moi, je me suis rendue compte que ça faisant 25 ans que cet homme agissait ainsi. La plupart des victimes n’avaient jamais osé parler, finissant par considérer que c’était la norme. Alors qu’on me conseillait de partir et oublier, je me suis dit que si je ne faisais rien, cet homme continuerait à agir. Tout d’un coup, j’ai pris conscience d’un problème et son ampleur. Il fallait agir.

 

On ne peut pas accepter ça et vivre avec des traumatismes enfouis sans  jamais rien dire. On ne peut pas envisager une société basée sur des valeurs aussi peu respectueuses et envers l’humain de manière général.

 

Après avoir porté plainte, j’ai donc voulu transposer cette énergie pour moi et les autres victimes mais aussi les hommes en créant cette course. Cette idée de partir d’un point A : la société actuelle, pour arriver à un point B : la société où l’on se respecte entre humains. Quel que soit le genre, les origines, les orientations sexuelles. Partager nos foulées pour aller là où l’on souhaite aller.

 

Si jusqu’à maintenant, je ne me considérais pas comme féministe – sans doute par peur du mot et ses références aux Chiennes de garde ; aujourd’hui, à travers cette aventure mise en place depuis un an, je l’assume. Celui du féminisme humaniste qui œuvre pour une mixité ! Un dialogue entre toutes et tous ! »

 

Mathilde Castres, 38 ans est la fondatrice de la Sin Qua Non Run prévue le 13 octobre au Parc de la Villette. Ouverte à toutes et tous, son intention est de montrer, un an après #metoo,  que la société est prête à évoluer vers plus d’égalité et de respect. Au bord du canal de l’Ourcq, Mathilde revient sur son parcours et ses envies. Son rapport à la ville et la société. Un tout qui se cristalliserait en ces lieux.

 

« J’aime cet endroit pour l’eau. Cette symbolique de la circulation, de l’échange, des rencontres. Mais paradoxalement, c’est aussi un endroit où, le soir en tant que femme, je peux avoir peur de m’y aventurer.  Alors que faire ? Laisser ce lieu drainé par la peur ? Non, on doit l’investir comme la société pour qu’il puisse continuer à vivre. Tous ensemble ! Et la Sin Qua Non Run va dans ce sens !

 

L’idée de cette course m’est venue après avoir subi le harcèlement de mon employeur lorsque je travaillais à Montréal. En en parlant autour de moi, je me suis rendue compte que ça faisant 25 ans que cet homme agissait ainsi. La plupart des victimes n’avaient jamais osé parler, finissant par considérer que c’était la norme. Alors qu’on me conseillait de partir et oublier, je me suis dit que si je ne faisais rien, cet homme continuerait à agir. Tout d’un coup, j’ai pris conscience d’un problème et son ampleur. Il fallait agir.

 

On ne peut pas accepter ça et vivre avec des traumatismes enfouis sans  jamais rien dire. On ne peut pas envisager une société basée sur des valeurs aussi peu respectueuses et envers l’humain de manière général.

 

Après avoir porté plainte, j’ai donc voulu transposer cette énergie pour moi et les autres victimes mais aussi les hommes en créant cette course. Cette idée de partir d’un point A : la société actuelle, pour arriver à un point B : la société où l’on se respecte entre humains. Quel que soit le genre, les origines, les orientations sexuelles. Partager nos foulées pour aller là où l’on souhaite aller.

 

Si jusqu’à maintenant, je ne me considérais pas comme féministe – sans doute par peur du mot et ses références aux Chiennes de garde ; aujourd’hui, à travers cette aventure mise en place depuis un an, je l’assume. Celui du féminisme humaniste qui œuvre pour une mixité ! Un dialogue entre toutes et tous ! »

 

100% des bénéfices sont reversés à des associations qui accompagnent les personnes victimes de violences sexistes et sexuelles dans leurs démarches juridiques et administratives, dans leur reconstruction physique, mentale et professionnelle : Fight for Dignity, La Maison des Femmes et Parler. 

 

 

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